Les secrets de la longévité

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Les secrets de la longévité

Depuis près d’un siècle nous avons gagné presque 25 années d’espérance de vie. Cette transformation n’est pas le fruit d’une mutation génétique inopinée, mais les résultats d’avancées médicales et socio économiques considérables. On a tendance à attribuer aux vaccins, à la découverte des antibiotiques et aux traitements des Cancers ce bond en avant plutôt prodigieux.  

En réalité les progrès médicaux auraient été très insuffisants s’ils ne s’étaient pas accompagnés d’avancées économiques, sanitaires, et sociales de grande ampleur. La lutte contre la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie (Hygiène, eau potable, chauffage, tout à l’égout) les progrès-s dans la chaîne alimentaire et l’instruction (en particulier des mère) sont aujourd’hui les principaux promoteurs de la longévité. Le poids du socio économique sur l’humain est considérable.

On estime à ce propos que "l’espérance de" vie s’allonge de six mois chaque fois que le produit national brut augmente de 1000€ par an et par personne.

Cette augmentation constante de la durée de la vie va-t-elle persister ? Après avoir cru sur toute la planète, pendant des décennies, l’espérance de vie stagne ou est en déclin dans un certain nombre de régions.

Parmi lesquelles on compte les

  • Pays de l’ex-Union soviétique 
  • Quelques nations africaines.

Ajoutée à des difficultés politicoè-économiques graves, la longévité de ces populations en danger est lourdement pénalisée par l’alcool (Vodka) pour les premiers et le Sida pour les secondes.

En ce qui concerne les pays occidentaux, rien ne prouve que la croissance observée se maintienne au même niveau dans les décennies à venir. Certains facteurs comme l’augmentation inquiétante des troubles métaboliques (Obésité, diabète…) la pollution, le stress, pourraient à l’avenir ralentir la progression de l’espérance de vie

Pourquoi les femmes vivent-elles plus longtemps que les hommes ?

Dans l’ensemble des pays nous observons une différence d’environ 10% entre l’espérance de vie des hommes et celle des femmes au profit de ces dernières. En Europe l’écart moyen est de 5 ans et demi. C’est en France qu’il est le plus élevé avec huit ans (6,7 ans en 2009). Dans ce pays, les hommes vont mettre plus d’un demi-siècle à rattraper leur retard, car ce n’est qu’en 2050 que leur espérance de vie atteindra 82 ans, soit la valeur attribuée aux femmes en 1998.

Cette inégalité manifeste assez récente. Jusqu’au XIXe siècle, l’espérance de vie des hommes était légèrement supérieur à celle des femmes. Le phénomène s’est par la suite inversé. Ce n’est qu’à partir du début du XXe que l’écart en faveur des femmes n’a cessé de se creuser. Ce constat n’est pas le fruit du hasard. Il repose sur toute une série de facteurs ou se conjuguent l’environnement, la psychologie, et un héritage génétique millénaire.

Au niveau socio culturel les hommes compte tenu des rôles qui leur son dévolus et la testostérones qui circule dans leurs veines ! vont présenter des comportements plus agressifs et des attitudes moins responsables vis-à-vis de leur santé. Ils ont davantage d’accidents dans leur jeunesse, fument et boivent en plus grand nombre. Ils consulteront souvent dans l’urgence ou à contrecœur sous la pression de leur entourage, car se plaindre de sa santé est encore pour beaucoup d’hommes murs déroger à certains codes virils, qui impliquent de manifester le moins possible sa souffrance.

A L’inverse les femmes du fait de contrainte biologiques qu’elles doivent assumer sont familiarisées précocement avec le corps médical et développent naturellement une attitude préventive vis-à-vis de leur santé.

La supériorité des femmes en termes de longévité est également la conséquence de mutations génétiques acquises à la suite d’un très long processus évolutif.

Il y à quelques milliers d’année, la sélection naturelle a favorisé les hommes les plus forts et les femmes les plus résistantes.

Il s’ensuivit une amélioration progressive des performances des systèmes immunitaires et cardio vasculaire féminins dans les pays ou les conditions de vie des femmes sont devenus comparables.

Certains biologistes, partisans de la théorie des radicaux libres, estiment que le gain de la longévité des femmes serait lié aux propriétés antioxydantes de leurs hormones sexuelles.

Cet avantage accordé aux femmes à cependant un coût. Elles sont victimes du veuvage et de la solitude en grand nombre et vivent en perte d’autonomie en moyenne deux fois plus longtemps que les hommes

L’espérance de vie en bonne santé le véritable enjeu.

A moins de découvertes médicales majeures, l’espérance de vie ne connaîtra assurément pas le même rythme de progression dans les cinquante ans à venir que sur le siècle passé. C’est pourquoi, au lieu de raisonner en terme quantitatifs, les gérontologues concentrent de plus en plus leurs actions sur le qualitatif. Cette tendance pourrait se résumer par ce slogan très apprécié des organismes de retraite :

« Plutôt que de donner des années à la vie, donnons de la vie aux années »

Cet acte de foi militant ne dissipe pas la crainte, pour beaucoup, d’avoir à payer cette tribu très lourde à ces quelques années de plus à vivre. Le spectre de la dépendance et de fins de vie « gâchées », qui s’éternisent au fond d’un lit ou dans un fauteuil roulant, est dans tous les esprits. Vivre longtemps, oui, mais à quel prix ?

Pour apporter un début de réponse à ces questions, les épidémiologistes ont élaborés un nouvel outil de mesure qui consiste à estimer le nombre d’années qu’un individu est susceptible de vivre dans maladies gravement invalidantes. Il l’ont appelé « l’espérance de vie sans incapacités », « l’espérance de vie en santé », « l’espérance de vie active ». La question était alors de savoir si cette dernière mesure augmenterait plus rapidement ou non que l’espérance de totale. 

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