A quel âge est on vieux ?

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A quel âge est on vieux ?

A partir de quel âge devenons-nous vieux ? La question peut paraître simple, et pourtant sa réponse est complexe. En effet, pouvons-nous considérer qu’un footballeur pro de 35 ans est vieux ? Est-ce qu’un paysan de Bolivie est encore jeune à 45 ans ? Et que pouvons nous penser des plus de 80 ans intrépides et bondissants qui semblent avoir oublié leur âge ?

" La vieillesse est-elle tributaire de l’état d’esprit, de l’état civil ou de l’état des artères ? "

Que l’on se place d’un point de vue chronologique, biologique, psychologiques ou social les critères d’entrée dans la vieillesse vont changer du tout au tout.

Pour vous à quel âge est-on vieux ? sur 1059 personnes interrogées ;

65 ans et moins : 9%
70 à moins de 80 ans : 28 %
De 80 à moins de 90 ans : 35%
90 ans et plus : 11%
NSP : 17%

L’âge moyen de la vieillesse est établi aux alentours de 77ans pour les personnes interrogées.

Pour les plus de 40 ans l’âge moyen d’entrée dans la vieillesse se trouve autour de 77 ans (78 ans pour les femmes et 75 ans pour les hommes) Plus on avance en âge, plus on repousse la limite. Ainsi pour les plus de 70 ans, on devient vieux autour de 79 ans.

L’âge moyen d’entrée dans la vieillesse a nettement reculé en dix ans car si l’on se réfère à un sondage SOFRES, réalisé pour Le Figaro en 1989 sur un échantillon plus large de personnes de plus de 18ans, il avoisinait les 64 ans.

Quel âge avez-vous ?

  • L’âge administratif

Pendant longtemps, le critère principal retenu pour fixer les frontière de la vieillesse fut le nombre d’année écoulées depuis la naissance. Nous étions adultes à 21 ans, et vieux à 65 ans, l’âge de la retraite.

Depuis quelques décennies, force est de constater que la date de naissance a perdu toute valeur prédictive pour fixer l’entrée en vieillesse. Il semble même que plus on avance en âge, moins ce critère deviendrait pertinent, car les variations entre les individus augmentent en proportion. Vers 30 ans on détermine toujours l’âge d’une personne à 2 ou 3 ans près, grâçe à son apparence physique. A partir de 50 ans et surtout entre 60 et 80 ans, la marge d’érreur sera multipliée par trois ou cinq tant l’aspect physique peut-être trompeur.

En réalité l’entrée dans la vieillesse est un processus habituellement progressif. On ne devient pas vieux le jour de son anniversaire. Elle dépend de nombreux critères fondés sur l’état général, les expériences personnelles. Selon que l’on soit un homme ou une femme, jeune ou âgé la frontière chronologique de la vieillesse est une donnée totalement subjective, et l’âge chronologique n’est finalement utile qu’à renseigner sur l’âge objectif d’un individu

  • L’âge des artères

Le vieillissement du corps qui peut sembler en apparence global et progressif, est en réalité un processus totalement hétérogène. Sous l’influence de critères environnementaux et génétiques les tissus et les organes n’évoluent absolument pas au même rythme. Vous pouvez avoir un cœur d’athlète à 50 ans et une vue très diminuée au même âge, une peau de pêche à la soixantaine et néanmoins avoir été opéré d’une prothèse de la hanche. Chaque tissu évolue à son propre rythme.

Il est extrêmement difficile de définir les critères de la vieillesse à partir des critères biologiques subjectifs. Les athlètes de haut niveau qui utilisent leurs potentiels physiologiques à leur maximum ou les personnes sensibles à leur apparence physique, seront les premiers à ressentir les effets de l’âge mais la grande majorité des individus, tout en étant conscient de changement progressifs ne réaliseront qu’ils ont vieilli que lorsque  les processus en cause affecterons sérieusement ler activité quotidienne.

Puisque l’apparition des rides, le port des lunettes à verres progressigs, ou les difficultés de marche ne peuvent servir de critères reproductibles tant ils sont variables et inconsistants

Devant l’hétérogénéité des processus en cause et la constatation d’écarts interindividuels importants, la communauté scientifique internationale n’est toujours pas tombée d’accord sur les critères à retenir. En réalité, la mesure de l’âge biologique est encore réservé à quelque laboratoire spécialisé. Elle semble ce jour plus destinée à évaluer le niveau de santé d’une population qu’a renseigner sur le statut physiologique à un niveau individuel. De Fait, pour connaitre l’âge des artères d’une personne, l’aspect physique renseigne souvent plus que les examens de laboratoire et le nombre de printemps.

Des Rappels Utiles :

  1. Tout le monde ne vieillit pas au même rythme et à la même vitesse.
  2. Beaucoup de seniors sont en meilleure santé que certaines personnes plus jeunes
  3. Quel que soit l’âge, l’influence de l’environnement des conditions sociales et des comportements sur l’apparition des maladies reste déterminance.
  4. Toutes les transformation dues à l’âge ne sont pas nécessairement néfastes : Les maux de têtes chroniques, les allergies, les rhumes, et les caries dentaires vont par exemple diminuer en vieillissant

  • L’âge des désirs

Il n’existe pas de définition consensuelle du vieillissement intellectuel et psychologique. Si, d’un point de vue biologique et social, le vieillissement est presque toujours défini par un déclin ou des pertes, en revanche dans le domaine de la vie mentale, le bilan est nettement moins univoque. On observe certes certains changements avec l’âge ne serait ce que du faire de la proximité avec la mort, mais les acquisitions compensent souvent les pertes. De fait si le corps ne vieillissait pas à condition de s’ne donner les moyens la vie psychique ne connaîtrait pratiquement pas de limita d’âge. Maud Mannoni l’a si joliment écrit

«  La vieillesse n’a rien à voir avec l’âge chronologique. C’est un état d’esprit, il y à des vieux de 20 ans et des jeunes de 90 ans. C’est une affaire de générosité du cœur, mais aussi une façon de garder en soi suffisamment de complicité avec l’enfant que l’on fut » En d’autres termes on a pas l’âge de ses artères mais l’âge de ses désirs.

  • L’âge social 

Notre existence est rythmée par un certain nombre d’étape ou temps sociaux, fixés par notre société selon des codes précis. Ces codes désignent les rôles, les droits et devoirs de chaque individu à un âge donné. Ex : L’école obligatoire durant l’enfance, la vie professionnelle, l » éducation des enfants et l’âge adulte ; la retraite à la maturité. L’âge social illustre donc les changements qui s’opèrent de manière habituellement radical et irréversible dans le statut professionnel, les responsabilités familiales. Le niveau de ressources, la vie relationnelle et l’état de santé bref dans notre existence au sein du groupe social.

Ce conflit entre l’âge social, l’âge biologique, l’âge chronologique est particulièrement visible chez les seniors. On observe en effet chez eux un contraste saisissant entre l’abrasion des « Signes extérieurs de vieillesse grâce à des techniques médicales de plus en plus élaborées et l’accélération des processus de vieillissement social.  Il n’est pas surprenant de percevoir certaines dissonances à propos de leur statut. L’exemple des retraites anticipées es à ce titre tout à fait significatif. Pour des impératifs économiques et politiques on va souvent condamner à une mort sociale précoce des personnes en pleine forme physique et intellectuelle.

Plusieurs types de vieillissement existent ! 

Il existe trois modes évolutifs de vieillissement :

  • Le vieillissement réussi : Il associe une absence de maladies et une réduction des déficits liés au vieillissement avec une bonne adaptation aux transformation physiques et sociales dues à l’age. En d’autres termes, le vieillissement réussi s’adresse aux seniors heureux, en bonne santé et satisfaits de leur existence.
  • Le vieillissement normal : Il correspond à une nomre statistiques de performance et d’activités pour une âge donnée en l’absence de maladies définies.
  • Le vieillissement pathologique : sa définition est médicale : il s’accompagne de maladies liées à l’âge mais aussi non dues à l’age